Island d’ Aldous Huxley
Aldous Huxley écrivit Island (Île dans sa version française) l’année précédant sa mort, soit en 1962. Ce dernier ouvrage de l’auteur se veut une contrepartie utopique à son célèbre roman Le meilleur des mondes. En effet, il reprit plusieurs thèmes centraux du célèbre ouvrage et les adapta de manière tout à fait positive, dans le cadre de l’utopisme classique. Huxley voulait de cette façon offrir une vision de l’avenir plus optimiste à ses lecteurs. Ainsi, au lieu de véritables usines de reproduction humaine emplie de tubes d’incubations et de fœtus nourris au pseudo-sang et à parfois à l’alcool, la reproduction sur l’île de Pala se fait de manière libre et sa population peut choisir d’utiliser des moyens de contraception. Aussi, des méthodes rudimentaires de conception artificielle y sont disponibles.
Une société technologique, spirituelle et heureuse
Un autre thème assez important dans Le meilleur des mondes est l’utilisation de drogues comme agent pacifiant, géniteur d’un bonheur conduisant – au moins dans un cas – à la déchéance et enfin à la mort. Sur l’île, il en est tout autrement, la drogue étant utilisé dans le cadre d’expériences spirituelles enrichissante. Ce ne sont là que deux exemples marquants, Huxley offrant systématiquement une heureuse alternative aux pratiques souvent immorales des habitants de la célèbre dystopie. Le résultat de ces alternatives est une société heureuse, ayant su orienter son développement industriel afin de vraiment servir les besoins de la population, se concentrant par exemple sur le développement de la médecine. À travers les yeux d’un journaliste pessimiste, protagoniste principal de l’histoire, nous découvrons dans cette œuvre ce qu’aurait pu être Le meilleur des mondes avec une gestion, une administration et une orientation générale équilibrée et surtout humaine. En somme, bien qu’ayant connu un succès moindre face à l’ouvrage dystopique culte d’Huxley, cette œuvre sait éveiller l’imagination et susciter un certain espoir face à un avenir meilleur.
