Orange mécanique

Orange mécanique, diffusé en 1971, est un film scénarisé et produit par Stanley Kubrick. Il est basé sur le roman L’Orange mécanique d’Anthony Burgess. Le contexte de la sortie du film dans les cinémas d’Angleterre, pays natal de Kubrick, fut pour le moins mouvementé. En effet, Orange mécanique fut scandale après que des actes criminels aient été attribués à l’influence de la « violence gratuite » présentée dans le film. En ce qui concerne plus particulièrement son contenu, l’œuvre s’avère être une critique satyrique de la société en même temps qu’un film d’anticipation présentant des éléments dystopiques. Ainsi, le thème du conditionnement psychologique de l’individu, qui ici s’avère finalement encore bien pire qu’une prison physique, y est approfondi. Tel qu’énoncé précédemment, la société et tout particulièrement sa caste supérieure et les représentants de son autorité y sont critiqués, non pas sans un humour cinglant.

Violence et conditionnement

C’est ainsi que dans une atmosphère vaguement nihiliste nous suivons les sinistres aventures d’Alex, jeune homme déjà endurci au crime violent, à son incarcération et au véritable lavage de cerveau qu’il subit. On peut inférer sans grand risque d’erreur que l’œuvre a entre autre pour but de dénoncer la pression externe sur l’individu qui le force à se comporter en citoyen exemplaire. Selon cette vision, nous serions à l’image d’Alex des êtres plus ou moins conditionnés de telle façon que notre marge de liberté et de choix est faible, voire inexistante. En ce sens, l’ouvrage s’approche beaucoup de 1984, qui offre une vision de notre société assez similaire. On retiendra aussi du film des scènes mémorables, une représentation artistique de la violence qui fut l’objet de grandes controverses et en son ensemble une réalisation très avant-garde pour l’époque. En somme, Orange mécanique se veut le reflet morbide d’une société qui est, selon ses créateurs, peut-être moins morale qu’il n’y parait.